"faut il partir ? rester ?
Si tu peux restes,
Parts s'il le faut..."
Baudelaire....
Deux choses avant de commencer cette lettre, la première c'est que j'ai toujours pensé que les vraies belles lettres d'amours s'écrivaient à la main, je ne t'épargne pas l'effort de me déchiffrer, donc ce n'est pas parce que l'aspect de cette lettre est assez moche qu'elle est moins chargée d'émotions....
Ensuite, je vais te citer un auteur, d'abord parce que cela fait classe et cultivé ;), mais surtout parce qu'il le dit beaucoup mieux que moi.....
" C'est toujours d'amour que l'on écrit, et par amour, que cet amour soit de passion ou d'amitié, de famille ou de vacances, profond ou superficiel, léger ou grave.
On écrit aussi et surtout parce que quelque chose ne peut être dit, ou mal, que seule l'écriture peut porter.
L'écriture naît de l'impossibilité de la parole, de sa difficulté, de son échec.
Il y'a les lettres qui remplacent la parole comme un ersatz, un substitut. Puis celles qui la dépassent, qui touchent par là au silence. Celles-là ne remplacent rien et sont irremplaçables.
Ce dont on ne peut parler, il faut l'écrire.
Mais pourquoi s'écrire quand on peut se parler, quand on se parle effectivement? Parce qu'on ne peut pas toujours parler, ni de tout. Parce que la parole peut faire obstacle à la communication parfois, ou la vouer aux bavardages. Parce qu'il faut prendre le temps d'être seule, d'être vrai, parce qu'il est doux de penser a l'autre en son absence dû-on le voir le lendemain, de lui dire la place qu'il occupe dans notre vie, même quand il n'est pas là, dans notre c½ur, dans notre solitude. Et c'est ce que la parole ne sauras jamais faire, puisqu'elle l'abolit...."
Gustave Flaubert, Madame Bovary
C'est une introduction qui me plait assez....
J'ai cherché pendant longtemps, la phrase, la citation ou le cadeau qui auraient pu mieux que mes propres mots te dire à quel point tu comptes pour moi.
Mais, quel intérêt?
Alors j'essaye de te dire avec les mots les plus justes, l'amour que j'ai pour toi.
Tu ouvriras sans doute cette lettre dans ton car, moi je serais dans le mien et j'essayerai d'imaginer ton visage quand tes yeux liront ces quelques lignes.
Je l'ai réfléchi longtemps cette lettre, je l'ai pensé, j'en ai fait des tas de brouillons. J'avais des phrases toutes prêtes dans ma tête, mais dès que je commençais à écrire mes mots ne sortent plus dans le bon ordre (la galère quoi !)....
Que puis-je te dire d'autre que mes regards, mes gestes, ma conduite, certains de mes mots et même parfois mes silences ne t'aient dit avant?
Pardonne mon écriture "mélo-dramatico-tragique" :P
Ces mois avec toi sont pleins de surprise, et quand j'essaye de comprendre d'où tout cela est parti je ne parviens jamais à une explication. Je crois que c'est comme çà, mine de rien la relation s'est tissée peu à peu, par hasards de moments non choisit de la vie où tout était prétexte à voir à quel point on était fait l'un pour l'autre,
Je cherche les mots qui pourraient nous définir sans nous trahir, qui pourraient nommer cette histoire, notre histoire et tout ces moments que je n'ai pas noté. Tu me remplis la tête de souvenirs; belle expérience que tu m'offre là.... Pendant longtemps j'ai pensé qu'il y'avait des gens qui rentraient dans une vie pour un court moment, partager un peu puis repartaient et puis d'autres, qui restent et impriment pour toujours leurs marques dans l'autre.
Bref, tout cela pour te dire que tu fais désormais partie de moi.
J'ai besoin de graver dans ma tête chaque petits bouts de ton corps (même ce qui me plaisent le moins :P ), ton visage quand tu me regardes, coller ton odeur à ma peau. Je mets tes caresses, tes lèvres sur les miennes, dans un coin de ma tête et je les sortirai quand notre histoire sera finie pour ne pas tomber en dépression mais plutôt en sortir plus fort ... Il y'a tout de même ce "je ne sais quoi, ce presque rien" (Vladimir Jankélévitch) qui fait que je t'aime tant.
Parce que c'est vrai je t'aime, à la fois pour tout ce que tu es et tout ce que tu n'es pas ; pour tout ce qu'on se dit, et pour le reste qui se devine dans nos silences. Je t'aime pour tous ces frôlements de peau, ces corps à corps et ces corps a c½ur,
Je me demande souvent quelle place j'ai dans ta vie, ce que je représente à tes yeux, si tu as de moi la même image admirative et belle que j'ai de toi. Je sais aujourd'hui que cela n'a que peu d'importance, que le principal est que nous vivons ce qu'il y'a à vivre sans mensonges, ni pudeur vis a vis des autres, juste avec l'envie d'être l'un à l'autre, d'être inséparable ......
C'est vrai qu'il n'y a pas que des bons moments, on s'engueule de temps à autres (ces temps ci c'est fréquemment qu'on s'engueule) , mais tout cela s'efface quand je pense à ces petits moments passés ensemble où j'ai l'impression que tu m'appartiens ....
Il m'arrive d'être en colère contre toi , je suis en colère que tu ne comprennes pas que parfois comme tout le monde je craque , que tu as juste à être là, à coté de moi, sans trop me faire de mal.... En colère aussi pour cette indifférence que tu laisses parfois paraître (style le mardi a 13h !) et qui remplissent ma tête de pourquoi. Mais je sais que tu me donnes du toi et je t'en suis reconnaissant.
Au final, cette lettre n'as pas vraiment de but précis, si ce n'est de te dire à temps que je t'aime,
Quand je pense à toi, je suis envahi par plein de sentiments, la peur de me séparer de toi : "on risque de pleurer un peu si l'on s'est laissé apprivoiser"..... (Le petit prince...)
Puisque JE suis en plein aveux, j'en profite aussi pour te dire que je suis désolé, je ne suis pas toujours facile mais cela ne t'empêche jamais d'être là quand il le faut....
Je ne sais pas très bien ce que l'on est toi et moi, mais je trouve mon petit bonheur à tes cotés depuis ces quelques mois et j'espère que je t'apporte un tout petit rien aussi.
Voilà? Que dire de plus? Cette lettre n'est ni une lettre d'excuses, ni une lettre de remerciements, pas non plus une lettre d'amour .Même quand tu ne sera plus là je penserai à ce qu'on a partagé et à tous ces souvenirs que l'on s'est laissés, donnés...
Je n'ai pas envie de finir cette lettre parce que je serais obligé de te dire aurevoir et je n'aime pas trop cette idée.... Tu penses peut être que j'abuse des citations d'auteurs, mais celle là, je la trouve très belle, c'est une lettre de Juliette Drouet à Victor Hugo :
" Je fais tout ce que je peux pour que mon amour ne te dérange pas. Je te regardes à la dérobée. Je te souris quand tu ne me vois pas. Je mets mon regard et mon âme partout où je voudrais mettre mes baisers, dans tes cheveux, sur ton front, sur tes yeux, sur tes lèvres, partout où les caresses ont un libre accès...."
Quitte à finir autant que ce soit sur une jolie fin, alors je pense que ça y'est j'ai presque tout dit... et puis ça commence à faire long alors je vais te laisser
Je t'Aime
Théo